Rococo Tokyoïte, c'est quoi?Un roman d'espionnage??!!!??
Oui, d'une certaine manière. Né d'une envie d'en parodier les codes en tout cas. D'investir la charogne d'un genre que l'on ne se risquerait même plus à qualifier de faisandé.
Qu’en reste-t-il? Pas grand-chose, à en juger d’après les criblures de cette littérature non de gare mais de brocante –qu’elle fût icaunaise ou cybernétique- où se collectent (encore et désormais) les exemplaires jaunis d’anciennes collections à sensation. Intrigues signées Claude Rank, Adam saint-Moore, Pierre Nemours, Gilles Morris-Dumoulin, ayant pour décor en carton un rideau de fer déjà rouillé sous leur plume.
Ici, le décor change : TOKYO l'exotique, qui fait tant rêver...
Décidément, ce Rococo est très méchant : et elles sont où, d'abord,les fameuses pépées ficelées? Les Japoniaiseries à la Pérol, à la Loti? Et les petits portraits de Tokyo auroraux?Dis-donc, nous dis pas que Rococo tirerait du côté de la satire...Si?Y'a en tout cas de drôles de personnages saisis sur le vif et dans leurs vérités inavouables, on espère!
Prétexte à quoi,alors,Tokyo?
A l'écriture. L'aventure, autant dans le récit que dans la langue qui le fait vivre (le résuscite, ou du moins, en fait vibrer la carcasse).Il y a des mots tout droit sortis de chez Rabelais ; et des jeux de mots qui fleurent la plus fine bergamotte, vous verrez, comme une odeur de San-Antonio.
Merci à Christian Prigent, qui publia un fragment primitif du texte dans la revue Fusées, quinzième du nom.
Et au sieur Houdaer, grand sage affectionnant les coulisses, coup de chapeau pour la confiance et la liberté totale d'entreprendre ce projet un peu...débridé.
Item, à Alain Léger, éditeur
ma gratitude et
ces vers de Villon :
Repos eternel donne à cil
Sire, et clarté perpétuelle,
Qui vaillant plat ni ecuelle
n'ot oncques, n'un brin de persil.