mercredi 18 novembre 2009

Yuko?




« Dis-moi qui tu es. »
-On m’appelle Yuko. Je viens de Zappotero. Mon père était berger. Ma mère handicapée. Sous le charme d’un français, je me suis fiancée. J’ai pris masque et tuba quand il s’est fait assassiner ; retour en sous-marin finalement décidé.
-Tu bosses pour les services japonais ?
-Chargée de vous suivre. On n’aime pas les étrangers à forte moustache.
« Priorité : l’étrangler. » Ce qu’on m’a demandé.
-Charmant. Alors dorée navré tu vas m’aider maintenant ; finie bronzette et perspective strangul’. Nettoie ton crâne et fais place nette. J’vais rien moins qu’te reprogrammer.
-Mes veines sont en peau de truie. Et mon vrai nom Sachiko.
-Je l’avais deviné.
Il la renverse et lui fout sa langue.

mardi 17 novembre 2009

Interlude




Courte parenthèse promotionnelle dictée
par l'actualité et les coups de coeur :

Frédérick Houdaer poursuit ses expérimentations tout-terrain : après
s'être aventuré dans les contrées du noir et du conte, voilà qu'on le retrouvera côté théâtre, et pas en n'importe quelle compagnie,
jugez plutôt sur son site (en lien) ; et toujours en duo, cette
fois pour le far-west! On ne l'arrête plus...

Actualités japonaises maintenant, avec du côté du mythique
Syndrome de Tokyo, l'apparition remarquée d'El Suchi de la mancha,
qui fait admirer un appareil conceptuel pour le moins velu. A suivre...

Enfin signalons la sortie du classieux
INDIC numéro 4, dans lequel sévit toujours votre serviteur
avec un article consacré au fantastique social mac-orlanien dans l'excellent
Renegades Boxing Club de T.Marignac et une note sur
Let's let's go de Frédéric Léal.

Pour finir, une pépite dénichée rien que pour vous, et sous quelles
décombres!

dimanche 15 novembre 2009

Ayano la mao




"Elle se retrouve bien seule, à ruminer sous son pareo découpant tour à tour des icônes Brando et compulsant les meilleurs extraits du bouquin de Mao c’est doungue. Elle aussi, à sa manière, a décidé de tourner radicalement la page. Désespoir peut-être, mais pas aussi assumé que celui de sa soeur. Elle se voit, elle, fougueuse, décidée, un avenir du côté de la lutte armée.S’engager ainsi tête baissée dans une impasse idéologique n’est pour elle pas le moindre des charmes de ce nouveau décret qu’elle s’auto-promulgue, même si la révélation de la mort et vie pornographique de Jiang Quing l’effraie.
Pas croire qu’elle vive ces phases en asiatique introvertie. Elle fait le vide dans la baraque, toute la vaisselle y passe. Fracasserie d’orfèvrerie en balancements pas zen. À toujours dès son plus jeune âge côtoyer que des vieux, s’est fait l’âme coyote et le teint endive. Par nécessité, bosse parfois à l’usine Balshen. Ce qui lui met le moral en miettes. Petite, ses parents avaient déjà un pied sur l’autre rive ; pas drôle, les après-midis sur le divan à zieuter l’équivalent de Mireille Mathieu en kimono à la télé.

Ayano se verrait bien avec Takeshi glisser une ou deux bombes sous quelques épais tapis. Réactiver la Japanese Red Army."

Extrait Rococo Tokyoïte

samedi 14 novembre 2009

Kaori Cosplay



"C’est fatigant, une nuit à s’exciter dans les rubans,

faire mumuse en fausse nurse et jouer en intermède

pour le bon plaisir du vieux gaga, à quoi ? A la maid."


Extrait Rococo Tokyoïte

mercredi 9 septembre 2009

4ème de couverture


Nambu 14 authentique
(utilisé par le comte Kobayashi dans Rococo Tokyoïte)


roman d'espionnage exotique d'inspiration (par Maurice Dekobra)



De l’action, du sang, de la satire, des yens et de la lutte des classes : le cocktail qui lui plaît, à cette Ayano reine de l’aria qu’asticote le démon Mao. Mais pas l’unique personnage ici à cultiver d’étranges manies.
Entourée d’acolytes pour le moins chamarrés, ne pas s’imaginer que seule l’idée qui les démange soit de lui titiller le rite : Ah, sous les pavés de Tokyo, se pavaner parmi les nanpuko-udo, et bronzer sur le pont des épaves amarrées. Car, de quoi s’agit-il ? Résurgence en plein Tokyo du terrorisme d’extrême gauche, vague-à-l’âme d’un militaire français, fantaisies d’ambassadeur, fanatisme d’un neuro-chirurgien sosie de Raël et désespoir d’une créature anthropophage et Bukowskienne.

ROCOCO TOKYOÏTE









Rococo Tokyoïte, c'est quoi?

Un roman d'espionnage??!!!??

Oui, d'une certaine manière. Né d'une envie d'en parodier les codes en tout cas. D'investir la charogne d'un genre que l'on ne se risquerait même plus à qualifier de faisandé.

Qu’en reste-t-il? Pas grand-chose, à en juger d’après les criblures de cette littérature non de gare mais de brocante –qu’elle fût icaunaise ou cybernétique- où se collectent (encore et désormais) les exemplaires jaunis d’anciennes collections à sensation. Intrigues signées Claude Rank, Adam saint-Moore, Pierre Nemours, Gilles Morris-Dumoulin, ayant pour décor en carton un rideau de fer déjà rouillé sous leur plume.

Ici, le décor change : TOKYO l'exotique, qui fait tant rêver...

Décidément, ce Rococo est très méchant : et elles sont où, d'abord,les fameuses pépées ficelées? Les Japoniaiseries à la Pérol, à la Loti? Et les petits portraits de Tokyo auroraux?Dis-donc, nous dis pas que Rococo tirerait du côté de la satire...Si?Y'a en tout cas de drôles de personnages saisis sur le vif et dans leurs vérités inavouables, on espère!

Prétexte à quoi,alors,Tokyo?

A l'écriture. L'aventure, autant dans le récit que dans la langue qui le fait vivre (le résuscite, ou du moins, en fait vibrer la carcasse).Il y a des mots tout droit sortis de chez Rabelais ; et des jeux de mots qui fleurent la plus fine bergamotte, vous verrez, comme une odeur de San-Antonio.

Merci à Christian Prigent, qui publia un fragment primitif du texte dans la revue Fusées, quinzième du nom.

Et au sieur Houdaer, grand sage affectionnant les coulisses, coup de chapeau pour la confiance et la liberté totale d'entreprendre ce projet un peu...débridé.

Item, à Alain Léger, éditeur
ma gratitude et
ces vers de Villon :

Repos eternel donne à cil
Sire, et clarté perpétuelle,
Qui vaillant plat ni ecuelle
n'ot oncques, n'un brin de persil.